GENEALOGIE
Conférence de Mme Sylvie BREVAUX
le 4 décembre 2009. Pélussin.



Mme Brévaux a présenté un compte rendu très avancé de ce que peut être une recherche en généalogie.
Elle nous a fait part de son expérience, acquise au cours de 25 ans de pratique, ayant pour résultat d’avoir recenser quelques 45 000 personnes… !
Certains paramètres sont importants, comme par exemple le lieu d’habitation des ascendants, les dates, certaines connues, d’autres présumées par comparaison entre les différentes phases de la vie (naissance, mariage etc).
La recherche est parfois rendue difficile par la lecture des actes, l’orthographe, les lettres même qui étaient parfois différentes, les langues (patois régionaux), les calendriers à interpréter(ex le calendrier républicain), les erreurs de transcription (pluralité dans le nom de famille), et même transcription phonétique. Il faut tenir compte de toutes les particularités qui concernent les régions, les époques. Le cas des enfants abandonnés, sans aucune mention au sujet de leur provenance, bloque la recherche dans une lignée d’une manière définitive : c’est le cas rencontré lorsque le nom de famille est un prénom : on s’est servi du prénom pour choisir un patronyme(spécialement le cas presque à coup sûr dans la moitié sud de la France). On peut rencontrer les destructions de dossiers suites aux incendies, guerres locales ou autres. Autant d’obstacles qu’il faut surmonter, mais le plaisir est dans la recherche, les visites et les rencontres avec les personnes contactées.
Une autre difficulté se trouve dans la possibilité d’accéder au sources des états civils : le chercheur n’est pas toujours le bienvenu dans les mairies, les diocèses, les études de notaires, mais seulement 10 % des mairies refusent de le recevoir. Heureusement certaines communes ou notaires sont très accueillants.
Le plus pratique maintenant est la consultation des archives départementales. quand les versements ont bien été faits de la part des communes et des notaires (ceux ci parfois enfreignent la loi et gardent leurs archives…).
L’apparition d’internet a permis de numériser les archives et de les mettre en ligne, ce qui facilite la consultation ; les échanges entre internautes peuvent être un atout pour obtenir des renseignements. Les logiciels sont des outils pratiquement indispensables à celui qui veut entreprendre une lointaine remontée dans le temps (les fiches et les feuilles sont insuffisantes ). Par ailleurs, des associations se sont créées qui peuvent aider le chercheur.
Chacun a apprécié Mme Brévaux, qui, avec également de nombreuses anecdotes, a su faire passer son message pour permettre à certains de se mettre en route dans la généalogie. Nous la remercions tous et nous lui souhaitons une bonne continuation.
Préparation de la salle : Michel Lhortolat
Service pour le pot de l’amitié : Marcel Joassard